Bonnyblue - morceaux choisis

Le 22 février 2008

J’ai lu dans quelques endroits qu’un Maire et son adjoint
L’un malin tire au flanc, l’autre tout ça n’était point,
Se présentaient tous deux comme Maire de leur village,
Bientôt les rejoignis un troisième personnage.
Le village était grand, vous pourriez me répondre,
Quelques deux mille habitants, quelques prés à tondre,
Vous dirais-je : toutefois c’est une merveilleuse commune,
Et trois personnes qui postulent valent toujours mieux qu’une !
Voilà nos trois larrons qui partirent en campagne
Usant de tous les stratagèmes avec une seule idée : la gagne.
Le Maire malin grâce à une belle équipe motivée et rajeunie
Avec des pros de la comm : ça personne ne le nie
Squatter nos boîtes aux lettres avec des cartes postales
L’idée n’est pas de lui, penser lui ferait mal.
Le troisième personnage, un illustre inconnu,
Arrivé depuis peu, sans être parvenu,
Usa de tous moyens à sa disposition
Equipe soudée, boîte aux lettres et dimanche marché !
L’Adjoint quand à lui avait une bonne expérience,
Aux moyens des premiers, ajouta la patience.
A notre disposition il veut se trouver,
Et dans sa grande marche, voudrait nous entraîner.
Qu’on dise quelque chose ou qu’on ne dise rien
Se trouve toujours quelqu’un qui ne trouve pas ça bien.
Quand à vous, suivez l’un ou l’autre, voir même le troisième
Allez vener votez demeurez chez vous-même
Quoique vous fassiez brusquement, gentiment,
Les gens en parleront, n’en doutez nullement.

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Le 12 mars 2008

Le Renard devenu Berger.

Dans un petit village, on devait procéder,
A l’élection d’un sage, au vote du berger.
Un rusé renard, au fait de la procédure,
Crut qu’il pouvait se joindre, en changeant de parure,
Aux deux autres bergers qui s’étaient présentés
Se réjouissant d’avance d’un festin patenté.
Il s’habille comme tel, endosse un hoqueton,
S’acoquine des chiens, s’appuie sur un bâton.
Poussant jusqu’au bout la ruse, écrit sur son chapeau
« C’est moi qui suis le meilleur berger de ce troupeau ».
Les brebis furent séduites par notre scélérat,
Par son sourire jovial, sa tenue d’apparat
Eurent tôt fait de voter à l’unanimité,
Notre rusé renard qui avait imité
Sans aucun remord, ni chagrin, un bon berger.
Il n’est pas utile de trop longtemps gamberger
Pour deviner la suite : les brebis furent mangés
Sans même s’être rendu compte qu’elles courraient un danger.
Il est toujours trompeur d’aux apparences se fier
D’une personne qui vous baise(1), il faut se méfier.
Il est une autre fin que nous pouvons conter :
On le peut encore si vous me le permettez
Après le premier tour : les voix furent partagées
Un second tour eut lieu pour les départager.
Et pour mener à lui les voix de ses brebis,
Le renard ajouta la parole aux habits
C’est une chose qu’il pensait, qu’il croyait nécessaire
Cela gâta l’affaire : il faut parfois se taire :
Il ne put du berger contrefaire la voix
Le ton dont il parla fit retentir les bois
Et chacun découvrit la belle supercherie
Nos bergers et leurs chiens et bien sûr les brebis
Notre pauvre renard fut pris dans cet esclandre
Empêché par l’habit, ne put plus se défendre.
Il est toujours utile d’ouvrir ses oreilles
Afin qu’il n’arrive pas une chose pareille.
Ecoutez, entendez avant d’aller voter
Ce que chacun va dire, sauf celui qui - doter
De son porte parole – ne pourra plus parler
D’un renard rusé n’allons nous affublez,
Il est temps pour nous tous de repartir aux urnes
Pour choisir ensemble notre animal diurne.
Il y en a parmi vous qui n’y sont pas allés
C’est à eux maintenant que je veux m’adresser
Voter est un droit, voter est un devoir,
C’est avec votre voix que va s’écrire l’histoire.
J’aimerais par ce couplet pouvoir vous motiver,
Il est temps les amis de tous nous activer.
Nous avons grande chance de pouvoir exprimer
Dans les urnes dimanche notre seule volonté.

((1) baiser : embrasser est son sens premier…)

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